En nous renvoyant à nos rêves d'enfants, Pierrick touche le plus grand nombre. La force et l'unanimité du message tiennent en ce qu'il est trans-générationnel. Aux plus jeunes, il donne l'espoir et la combativité, aux moins jeunes, il retrace l'itinéraire d'une vie passée, à ses conscrits, il révèle une amertume générale. Les images se succèdent et véhiculent une grande émotion – parce qu'elles parlent de nous, êtres humains – sur l'échiquier d'une vie et d'un système – entre l'espoir et la désillusion, entre le rêve et la réalité, entre l'oubli et la révolte.
Mais ces images donnent aussi à lire un mal générationnel : comment vivre, comme hier, cette part de rêve ? Le « Help » tracé de la main à plusieurs reprises marque bien le trouble d'une génération en crise de sens et qui cherche désespérément à s'évader du navire qui sombre (voir la photo de l'Erika). Sans jamais dramatiser toutefois, puisque la force de Pierrick réside aussi en cela : l'humour surgit là où la réalité blesse, la simplicité prend place face à la complexité des sentiments : « une belle brune vaut mieux qu'un combat perdu d'avance... »
Ce film appelle à une vie vivante, qui peut résister à cet appel ?
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Note personnel : Parceque la vie vaut quand meme le coup d'ètre vécu ^^ (le texte n'étant pas de moi)